Accueil | Créer un blog | Blog Beauté | Blog Séries 247

aphasiquement votre

extraction de gloriole via hypoglosse digitale

beurp | 28 janvier 2007



Quelle
absurde connivence.



Visage pale,
de l'enfant homme, rosés par la fraîcheur enveloppante des cristaux de neige
les pommettes, le bout du nez accompagnés de ces lèvres écarlates, comme après
l'accomplissement du vampirique ultime baisé, les pôles de chaleur épidermiques
surmontent la (paradoxalement)sombre, opaque et impassible blancheur de
l'environnement glacialement inerte. Alors que la « boite à
troubadour » m'octroie ce privilège éphémère de m'assoupir avec cette
vision en mémoire pour formater mon inconscient rêveur vers l'accomplissement
d'une abstraction en compagnie de l'aimable personnage fictif, au moment où les
larmes versées colleront les paupières, où je me détacherais du monde officiellement
raisonnable, blasphème, ce moment sacré, mystérieux est trucidé par une
avalanche de sons sans aucunes corrélations avec la mélodie de mes rêves, les
volets se rouvrent, pouah, l'image est encore plus terrifiante de
débilité ! un homme seul embrassant son chien, probablement pour le
consoler, avec un amour quasi malsain mais tout à fait plausible dans notre
civilisation associabilisante au possible, d'avoir été obligé d'ingurgiter les
« croquettes ultra vitaminées dont tous les chiens rêvent ». Moi je
voulais m'emmitoufler dans les limbes duveteuses du monde inconscient de la
nuit, je n'ai pas réussis à faire abstraction de cette juxtaposition
incohérente et gerbante (ma mémoire olfactive me laisse « profiter »
de ce spectacle de restes d'abattoir lyophilisés carrés avec un autre sens).





Publié par aphasie à 14:30:09 dans aphasiquement votre | Commentaires (1) |

fontaine | 03 janvier 2007



« pauvre
bouteille... » sur cette charmante parole pleine d'anthropomorphisme s'est
terminée cet après midi que la pâleur de la lune a renommé, le tuant.



 



Ces derniers
temps le trait hasardeux, délivrant les lettres des mots du livre de mon
destin, me surprend agréablement. Ainsi, la moitié de la fratrie déambulait sur
les pavés, et soudain une voix, rendue toute tremblotante par la course de son possesseur,  me hèle, c'est elle. Fratrie cette fois-ci
divisée de tous ses membres, n'existe plus. Je quitte le point a pour aller au
point b où nous nous retrouvons grâce à la candeur de l'annonciatrice.



Après maintes
foulées effectuées dans ma petite ville, une idée lumineuse vint tintinnabuler
les neurones d'une, idée peut être due au froid rendant nos voix, déjà ténues
par la fatigue, graillonnantes, et si nous allions dans ces divinement moelleux
fauteuils donner un peu de spectacle à nos yeux et nos oreilles.



Désormais comme
le mot spectacle apparaît grossier face au génie d'images et de sons qui m'a
submergée.



.................................. à
vous de voir, les mots y sont inefficaces et psalmodient une œuvre virevoltante,
terrifiante, ... pourquoi continuerai-je à m'embourber dans cette tentative
fatalement infertile ?!..................................



Paralysées,
attendons que le trivial nous rattrape pour que nous ayons raison de partir de
cette cellule sombrement aliénante. Des impies quittèrent précipitamment la
salle bougonnant : «  j'ai jamais vu un film aussi chiant » ou encore
« c'est bien pour toi qu' j'y suis allé ». Combat de mon devoir de
tolérance avec une envie de rixe rapidement étouffé par mon affliction et ma
« commisération inébranlable en l'humanité », mais aussi et surtout
par mon stoïcisme dégradant mais parfois nécessaire (l'utile me répugnera
toujours je crois). Plus un caractère ne s'affiche sur l'écran qui désormais
est blanc, les lumières ayant été rallumées, fuyons ce vide blasphématoire face
à la feue matière mouvante, marchons au hasard, sans pouvoir vomir un mot immanquablement
ostentatoire devant notre souvenir récent et troublant. Quittons nous, nous
n'avons plus que cela à faire, tous invisibles désormais, impossible d'en
ressortir, un cylindre plastique frappé par un pied inconnu, « pauvre
bouteille... »a-t-elle dit.



Publié par aphasie à 17:57:45 dans aphasiquement votre | Commentaires (4) |

ineffable | 28 décembre 2006


L'infortune a
eu

raison.



Raison de
m'avoir empêchée de lui parler, de me ridiculiser, car résiste en moi une once
de dignité.



Ça a quand
même été terrible de voir son image qui me confronte à mes souvenirs que je
n'assume pas entièrement, ces moments casuistiques. Comme j'ai envie d'infliger
à mon corps des génuflexions devant l'autel de ma stupidité, de m'effondrer sur
la rigidité d'un sol gelé par la cristallisation de mes feux larmes, d'y creuser
le lieux de mon repos éternel avec un pieux de cyprès.





Mein Herz
brennt





Point de
sentimentalisme, juste de la sensualité passée, enterrée mais pas réellement
endeuillée.



La mémoire du
corps despotique ne me fait encore bénéficier d'un elsheimer bienvenu.



Publié par aphasie à 18:02:31 dans aphasiquement votre | Commentaires (1) |

"écoute les orgues elles jouent pour toi, il est terrible cet air là ..." | 14 décembre 2006



Musique électronique dans les oreilles,
je devrais probablement rester sagement dans mon lit et continuer de lire, mais
l'envie de bouger, juste descendre les escaliers, comme pour me rapprocher au
plus près de ma future résidence mortuaire, ça m'anime les jambes et m'embourbe l'encéphale.





« je
veux être seule, reste là, toi ta gueule, je ne peux pas me calmer ... »



« je n'suis pas contente, furieuse comme
un enfant... »





C'est si simple avec eux, ils ont
compris, ils sont passés outre les topos, outre les situations prémâchées.



Mais c'est
lui qui m'a parlé, qui m'a dit le mot fatidique, qui m'a déchirée comme un
tabloïde . Mot que je ne pourrais réécrire car je pense qu'il n'était
pas pesé comme j'envisage qu'il devrait l'être. Les mots font perdre l'absolue volupté
des événements, ou embellissent le banal truisme d'un moment. Je songe à la
deuxième proposition quant à la déclaration que l'on m'a balancée aux ouïes
comme on demande le sel à son voisin de table, encore que le mur, devant lequel
mes pieds se sont retrouvés, n'a pas fait usage de la politesse, non, ses
briques d'unilatéralité se sont entrechoquées sous la force d'un tremblement
d'hormones, pour produire les ondes audibles par toutes les grandes courges qui
apportent la part « d'envisageabilité » navrante des relations
humaines de ce bas monde. Car, oui, il n'a pas songé à ce qu'il disait, car,
oui il s'est sans nul doute laisser envahir dans la fainéantise, n'a pu trouver
d'autres mots, n'a pu s'empêcher de dire une énormité. J'avais cette impression
désagréable au fond de moi, comme celle que l'on peut avoir lorsqu'on se
retrouve à une fête où les lurons sont déjà tous enivrés et correspondent dans
les sons indescriptibles des fins de soirées aux oreilles bourdonnantes et aux
bouches pâteuses.



Publié par aphasie à 21:43:28 dans aphasiquement votre | Commentaires (0) |

pourquoi donc cette illogique vraisemblance | 03 décembre 2006



Quelle étrange coïncidence.





Je suis allée voir ce film si peu médiatisé par le vulgaire,
dans une des ces petites salles fraichement construites des 400 coups :
Borat. J'étais en compagnie d'un jeune
homme accort. Le film vu, savouré, parfois répugné, mais en définitive accepté grâce
à son message poignant, même si déjà suscité dans d'autres films. Charme
déroutant du film, sa forme à l'humour graveleux, décalé, grotesque, pathétique
et irraisonnable dans le panel cinématographique contemporain international.



Nous partons prendre un verre, conversations banales des
premières rencontres, le futur, la famille, les amis...



Nous rentrons en voiture, l'attente à un feu du boulevard Foch
me laisse le temps de remarquer que le véhicule devant nous est immatriculé avec
les initiales d'une personne à qui je tiens, qui ne sait probablement pas à
quel point. Pourtant ce n'est pas légitime, mais ce sentiment m'a quand même
torturé l'échine. Comme une culpabilité stupide et invraisemblable d'être avec
ce jeune garçon qui fait preuve d'une incongrue gentillesse avec moi, qui
m'offre de grands et délicieux sourires, qui me regarde avec ses yeux azurés.
Terrible prise de conscience que je craignais, dont je me doutais mais dont je
ne souhaitais entendre les appels, ce qui n'étais que truisme me frappe en
plein cœur et devient exigeant, contraignant et pourtant, encore une fois, si
peu légitime. Tellement dégradant de se sentir esclave de ces souvenirs qui
semblent n'avoir compté que pour moi et non pour celui qui me les a tatoués sur
les lèvres.



Publié par aphasie à 21:03:38 dans aphasiquement votre | Commentaires (0) |

<< |1| 2| 3| 4| 5| 6| 7| 8| 9| 10| 11| 12| >>

Tous les derniers titres