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C'est LE jour sur le nouveau continent, mais pour moi, c'est son jour et son jour.
Publié par aphasie à 20:19:19 dans bruit | Commentaires (2) | Permaliens
Allons rocker autour du bunker.
Il est des éventualités qu'on ne peut percevoir dans la décence de notre lassitude souveraine.
J'absouts mes pensés fantasques de leur futilité naïvement dissimulée dans les méandres abscons de ma petite personne. Petite, minuscule, pathétique ou plutôt pitoyable, mais bel et bien là.
Il faut maintenant aller avec froideur et détermination au devant de la contingence, mais ce ne sont que froideur moite et détermination sans conviction. Ce n'est qu'un visage de jeune fille torturé des crispations faciales d'une vieille femme triste, et fatiguée avant même que le pittoresque du monde ne s'offre fragile et délicieux sous ses yeux aveuglés par une décrépitude prématurée.
Restera naïve et petite.
Publié par aphasie à 23:53:22 dans aphasiquement votre | Commentaires (1) | Permaliens
Nagasaki, Kita-Kyushu, Hiroshima, Okayama, Kobe, Osaka, Kyoto, Nagoya, Hamamatsu, Shizuoka, Yokohama, Kawasaki, Tokyo, Chiba, Sendai...
La douceur charmante de la mélodie me ouate le cœur.
Pusan, Inchon, Beijing, Tianjin, Shanghai, Hangzhou, Taipei, Hong-Kong, Guangzhou, Manille, Bangkok, Ho Chi Minh ville, Singapour, Jakarta...
Le soleil s'infiltre doucement à travers le voilage vert, ce dernier devait pourtant me tenir à l'écart de l'oisiveté estivale point conseillée en ces périodes, ces périodes bassement occupées à une ingurgitation stupide de feuilles, cours, dates, villes, notions, ... néanmoins, sans l'aide de cet astre, simplement accompagnée de romans invectivant la morale, je boude consciencieusement le bureau vomissant d'un air inquisiteur l'amas de feuilles que j'ai osé lui imposer à supporter comme à un atlas portant un monde bordelique synthétisé en fiches d'écolier.
Rostov, Volgograd, Moscou, Nijni-Novgorod, Samara, Mourmansk, Ekaterinbourg, Omsk, Novossibirsk, Irkoutsk, Vladivostok...
Publié par aphasie à 21:48:57 dans aphasiquement votre | Commentaires (0) | Permaliens
L'esthétisme de l'adolescent c'est une peluche qui saigne,
Une jouvencelle livide pleurant du mascara,
Une rébellion factice flattant de ses apparats,
Une étoile rouge qui sur une casquette kaki règne.
Mais quand cela finira ? Pourvu que ça n'ait jamais commencé...Et pourtant le miasme propageant l'infection semble tout puissant.
Non j'la signerai pas ta pétition à la con, j't'aiderai pas à retenir ta banderole avant qu'elle ne s'envole.
Et je n'ai néanmoins pas la prétention d'être aigris avant l'âge.
Publié par aphasie à 19:38:09 dans aphasiquement votre | Commentaires (1) | Permaliens
Ma longanimité ne pourra lutter encore contre la pression fusionnelle de mes entrailles enivrées de sa présence... il trône triomphant devant la cour dont je fais partie, sa stature radieuse d'hôte souriant, parlant, virevoltant, buvant, il semble impétrer l'attention dont chacun use avec lui et portant on ne peut s'en empêcher. Je ne peux m'empêcher de songer à sa bouche lascive lorsque je l'observe se dessiner dans le vide procuré par sa posture profilée.
Il fut un temps.
Dans l'attente devant les parques impitoyables, je regarde la tapisserie se consumer dans la flamme impossible alors qu'elle se tisse sous leurs mains fatales.
Mais c'est alors que la réalité du monde arrive avec ses gros sabots, boum, boum, boum :
« Socrate répondit à Calliclès... j'ai l'impression de parler au mur » mais c'est un fait très chère, cela fait bien longtemps que plus personne ne daigne même faire semblant de vous écouter, ou même de vous entendre, éructer ces phrases statiques depuis... depuis plusieurs mois.
Et l'autre pendant ce temps là, parti. Qu'il me manque.
Publié par aphasie à 20:08:16 dans aphasiquement votre | Commentaires (2) | Permaliens
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