• lettre ouverte

    Quand je serai grande, j’apprendrai les mots, la vie et l’amour.

    J’ai perdu le contrôle, la notion du temps n’est plus qu’un souvenir flou. Je cale.

    La nuit a trempé de larmes mes draps inconsolables et solitaires.

    Ne me touche pas.

    Faux, mensonge du bien et du bon, du joli et de l’aimable. Les pieds trainent, les orteils creusent la terre noire de fertilité, il faut rejoindre le centre de feu, pour que jamais plus ne se fasse sentir la douloureuse séparation. Mon visage ne sourira plus, les tiraillements buccaux sont de bien vilains maux.

    Se recroqueviller, mais le cordon ne pourra se rattacher, la sphère liquide berceau de la gestation a éclaté et tout tombe en morceaux. Combien de temps encore durera ?

    Tu as raison, le monde manque cruellement de poésie et rien ne finit. Regarde mes dents jaunir dans l’ambre, nauséabondes.

    Il faut faire.

    Accumule.

    C’est que le ciel est grand et charmant, les nuages gris de tonnerre, j’espère pleine de peurs et de reproches, le rêve reste une source de souffrance.

    « C’était idéaliste et de ce fait cruel » (Les Frères Karamazov, Dostoïevski)

     


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