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aphasiquement votre

extraction de gloriole via hypoglosse digitale

rillettes et mobylettes | 03 juillet 2008

Une entrée joliette, à l'image que l'on peut se faire des décors d'intrigue bucolique façon Sand. Les fleurs dégoulinent merveilleusement le long des murs en vieux cailloux, les habitations voisines font de la porte une tranche de salami dans un sandwich au pain -bien- spécial, (car désormais, on ne dit plus pains noirs ou aux céréales, non, on dit pains « spéciaux », que de mystère pour quelques graines, on se croirait dans la cour d'une école primaire où chacun y va de sa théorie sur les choux, roses et autres navets difficiles à avaler), mets de sable et de calcaire qui croque sous les ongles, j'entre en toi impunément, violant la serrure sans considération, néanmoins pas sans admiration de tes entrailles, si sombres, merdiques, labyrinthiques et sympathiques. La coquille prometteuse englobe donc une tapisserie au jaune devenu pisseux sous l'action des vapeurs de cuisine, des phéromones festives, de la gouttière qui fuit et un blanc absent. Sous l'escalier extérieur trois petits sacs poubelle noirs sont posés en ligne, une femme (sûrement très grande et/ou très corpulente, en tous les cas imposante) ? Trois nains ? Des chats ? La petite Fadette ? Mon futur voisin du dessous aurait-il quelque talent sanguinaire ou bien ne sont-ce que pots de yaourt vidés, bananes scalpées, ampoules grillées ?

Publié par aphasie à 17:37:08 dans aphasiquement votre | Commentaires (0) |

griffe | 01 juillet 2008

Mes doigts ne sont pas dans le ciel, noirs de charbon et rouges d'encre, je retrouve les marques de leurs passages sur mon front et mes joues quand mon reflet se présente à moi sans prévenir. Le tracé, telle une route, me montre l'itinéraire, allant je ne souhaite savoir où, néanmoins vaporeux et imbécile est le souhait de regarder l'œuvre hasardeuse, née sous X ou presque (sous W me permettrais d'écrire avec une malice fade). Indivis et stérile, ce visage, que je ne reconnaitrais jamais mien, demeure représentant solitaire d'une tribu aux allures d'ermite atrabilaire.

 

 Mes doigts se tordent, craquent et saignent comme pour sortir d'eux-mêmes, ceux-là ne sont que des mues en devenir, de pales et douceâtres ampliations des vérités articulées qui aspirent à supplanter les ersatz.  Une entreprise sale et vaine, tellement humaine donc, noircir un peu plus, faire les choses siennes, s'effrayer pour mieux aller, dans l'appui, dans la ligne, dans le dérapage. La mine a cassé, le stylo a bavé... Les pertes sont multiples, les échecs fréquents forment des couples avec les déceptions mal dotées, mariages sans intérêts, toutefois la bataille semble n'en être qu'à sa genèse... grattez, ratez, fuyez, estompez, sans omettre votre mission tronquée d'une quelconque finalité utile. Décidément, l'utile ne m'est pas agréable.

Publié par aphasie à 21:03:24 dans aphasiquement votre | Commentaires (0) |

tisanière pomme cannelle | 26 avril 2008

L'un ping et l'autre pong.

 

Ping consulta Pong :

 

-         Que veux-tu ?

-         parlez pour voir. Comment ? Heu... moi ?!  Mais qu'en sais-je à la fin ? Sale patelin, immonde cauteleux ! Je veux, je veux... pouah !pouah ! Allez-vous-en petit peureux, vous réfléchissez à des vénalités, bougez donc, mouvez-vous entre ce grain de rien et ce géant de néant, c'est follement exaltant ! Ah ! Ce que je veux, ce que je veux... « ce »... veux-je que. Ce veut que je veuille. L'hévéa va saigner, dans ma caboche le petit cycliste a crevé. Le guidon écaille la paroi calcique, cas critique d'apathie aux tendances lymphatique aiguës. Ce perdu que je veux. Veux-je que ce soit perdu ? Pardonnez-moi une flatulence de l'esprit, cela m'a échappé.

-         Ce n'est rien, tu as un petit grain.

-         Je préfère une pierre mortuaire entre les deux hémisphères.

-         Pomme de terre !

-         Plaît-il ?

-         Rien, sale grain.

Publié par aphasie à 23:21:48 dans aphasiquement votre | Commentaires (1) |

voulez-vous des cartes postales? je n'ai plus de crayons | 23 avril 2008


Publié par aphasie à 13:46:33 dans aphasiquement votre | Commentaires (0) |

elle vendait des cartes postales, et aussi des crayons... | 23 avril 2008


Publié par aphasie à 13:18:58 dans aphasiquement votre | Commentaires (0) |

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